À vous qui arrivez sur ce site, par hasard ou en lecteur averti, laissez-moi vous conter l'histoire avant l'Histoire :

 

Automne 2002 : je suis en terminale. Le premier jour des vacances de la Toussaint, je me réveille avec la vision de mon héros : Kléo, qui se transforme en ce qu’il veut dans ses rêves. J’écris alors ce qui constitue la première page de l’histoire. C'est le début de la vision d’un monde à venir. 

Ecrire un livre ? Oui, j’aimerais bien ! Mais le baccalauréat et la légèreté de la jeunesse laissent cette idée aussi séduisante que lointaine.

Printemps 2003 : c’est la fin des épreuves du bac : « des lumières » se font dans mon esprit, j’entrevois le premier chapitre. Et je l’écris dans la foulée. Durant les quatre années qui suivent, j’écris anarchiquement la fin, le milieu, le début… Une seule chose me motive, l’envie grisante d’écrire une grande histoire. Une histoire qui sonne à toute heure à la porte de mes pensées. Une histoire qui me somme de la faire émerger. 

Septembre 2006 : après avoir navigué entre études scientifiques et de langues, je me dirige vers ce qui est aujourd’hui mon métier, la comptabilité. Mais entre temps, cette histoire est née. Elle fait quatre cents pages : « wouaouh, je suis fier de moi, j’ai fait un livre ! ». Mais c’est trop simplet, trop enfantin. Je le sens, ça ne ressemble pas encore à ce que j’ai en tête, je ne retrouve pas le côté « épique » qui fait souffler les trompettes de l'imaginaire. Je poursuis par à coups pendant cinq ans, temps de mes études en alternance – il ne faut pas oublier la vraie vie tout de même !

Novembre 2011 : presque fin de mes études. C’est le moment ! Avant de trouver un job à plein temps, je dois revenir voir Kléo et les siens. C’est le début de plusieurs mois d’approfondissement, de développement du récit, de réécriture de l’intrigue. C’est aussi le début des voyages, un peu partout dans le monde, pour la suite de cette histoire. Je réalise une chose, contrairement aux idées reçues, l’écriture n’est pas qu’un exercice solitaire. C’est l’opportunité d’échanger avec d’autres, d’apprendre des gens et de soi-même. 

 

Novembre 2012 : j’ai fini la première partie. Elle est ma force de frappe ludique, ma championne pour rêver. C’est le début des choses sérieuses : après le plaisir de l’écrire, il faut communiquer le plaisir de la lire.

Aujourd’hui : je vous écris à vous, qui allez porter un regard de quelques minutes sur le début de cette histoire, à quelques heures si l’aventure vous tente. Ferez-vous partie de la suite de cette genèse ? Je l’espère vivement en tout cas ! 

L'histoire avant l'Histoire...